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lundi 27 février 2012

Inde

Russel Market

Le 21 février dernier, j'évoquais sur ce blog la ville indienne de Bangalore et ses vélos. L'actualité, brûlante vous allez le voir, me donne l'occasion d'y revenir aujourd'hui pour parler de Russel Market.

A Bangalore, Russel Market est une véritable institution, devenue curiosité touristique. C'est le plus célèbre et le plus ancien marché de la ville, un immense marché couvert, de viande, fruits et légumes, qui s'étage sur deux niveaux, dans le secteur de Shivajinagar.


Au fond de la place envahie de rickshaws, Russel Market

Grossistes et particuliers viennent chaque jour s'y approvisionner en masse et, aux heures de pointe, il est difficile, voire impossible de se frayer un chemin dans les allées étroites et encombrées. Inutile de vous dire que ce n'est pas l'endroit idéal pour prendre un bol de fraîcheur et d'air pur, mais le touriste qui apprécie le contact direct avec la population y sera tout de même à son aise. On y rencontre les gens du pays tels qu'ils sont, dans leur vie quotidienne, avec leurs habitudes et leurs travers.

Un étal de fruits et légumes dans Russel Market

Avant-hier, ce marché a été détruit par un gigantesque incendie, causé paraît-il par un court-circuit. On ne déplore heureusement aucune victime mais plus de 170 commerces ont été réduits en cendres, laissant propriétaires et familles dans le plus complet dénuement.

Ce qu'il reste de Russel Market (Photo Internet "The Hindu")

Aux yeux des habitants de Bangalore, Russel Market a tellement d'importance que les autorités ont déjà décidé de reconstruire l'édifice à l'identique, promettant ainsi de redonner vie à un quartier et une activité qui font partie du patrimoine de Bangalore.

mardi 21 février 2012

L'album aux souvenirs

Les vélos de Bangalore

A Bangalore, capitale de la province du Karnataka, dans le sud de l'Inde, comme d'ailleurs dans tout le pays, le vélo est le « véhicule utilitaire » des particuliers par excellence.


Surchargé, malmené, soumis aux pires tortures des routes, rues et sentiers délabrés, jamais comme en Inde, le deux-roues n'a mérité son qualificatif de « Petite Reine ».



Le même engin sert en semaine aux tâches quotidiennes (transports, petits boulots, ventes de trottoirs, …) et le dimanche à la promenade de la famille.


Souvent, l'aménagement d'une petite banquette arrière le transforme même en taxi.

En Inde, le vélo, ça roule !

vendredi 20 janvier 2012

Portraits de rues

Photographier les gens dans la rue, saisir une attitude, une mimique, capter un regard, est une chose qui a passionné les photographes du monde entier.

Si cela est devenu très difficile, voire impossible dans les pays occidentaux en raison de ce que la législation appelle le "droit à l'image", dans les pays d'Asie c'est encore et toujours un jeu partagé. Dans leur grande majorité, les gens adorent se faire photographier et se prêtent volontiers au jeu du portrait. L'idéal cependant est de déclencher de manière impromptue afin de saisir les personnages dans leur spontanéité et leur naturel. Le téléobjectif est donc tout à fait indiqué pour ce genre de photos. Pour ma part, après la prise de vue, j'entre toujours en conversation avec la personne concernée et je montre les photos sur l'écran arrière de l'APN. Une fois seulement (au Maroc, et jamais en Asie) j'ai essuyé un refus et effacé le cliché.

Une de mes plus belles rencontres photographiques l'a été avec ce marchand ambulant, croisé dans une rue de Pushkar (Rajasthan), lors de notre premier voyage en Inde. Il y avait une prestance et une élégance naturelle chez cet homme planté derrière son attirail et attendant les clients avec une infinie patience.
Je ne sais pas si mon cliché est techniquement des plus réussis mais il fait partie de ceux qui m'ont procuré mes plus grandes joies intérieures à l’instant du déclic. Ce sont des choses qui se vivent intensément mais qui ne s'expliquent pas...


dimanche 8 janvier 2012

A Bangalore (Inde), City Market


Marchands de fleurs

A Bangalore, dans le sud de l'Inde, City Market est une véritable institution, un endroit foisonnant de vie, connu de tous les habitants de la ville et que les touristes ne doivent pas ignorer.
A longueur d'année, on y vend des fleurs, des milliers, des centaines de milliers de fleurs, des tonnes de fleurs sans tige qui sont assemblées en colliers ou en tresses plus ou moins longues et qui peuvent parfois atteindre plus d'une dizaine de mètres !


Autour du grand espace central où se fait le plus gros des transactions, on se perd dans un dédale d'étals où, du matin au soir marchands et marchandes (souvent en famille) fabriquent les colliers qui se vendront dans la foulée.
Les Indiens utilisent ces fleurs au quotidien pour leurs Pûjâ (prononcer poudja), cérémonies d'offrandes fleuries qui jouent un rôle essentiel et quotidien dans la pratique de l'Hindouisme. Le rituel de la pûjâ est célébré dans les temples par les Brahmanes mais également dans chaque foyer par le chef de famille. Inutile donc, dans un pays d'un milliard 250 millions d'habitants où l'Hindouisme est la religion majoritaire, de souligner l'importance des marchés aux fleurs et l'économie qu'ils représentent pour le pays.



Au hasard des étals, un portrait de femme...
Assise en tailleur au milieu de ses paniers de fleurs,
dans un coin mal éclairé,
elle a attiré mon regard.
Je l'ai observée longtemps,
belle dans sa résignation, éclatante de couleurs dans le clair-obscur...


NB - N'oubliez pas que vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir en grand format !

mercredi 19 janvier 2011

Inde : le palais de Mysore

A l'image des nombreux édifices « historiques » qui parsèment le continent indien, le palais de Mysore est l'un des plus beaux fleurons du patrimoine architectural de l'état du Karnataka, dans le sud du pays.

Construit en 1912 sur les restes d'un ancien palais, c'est une splendeur incontournable qui fait de Mysore une ville étape particulièrement appréciée des voyageurs qui traversent cette région.




Et pour qui a la chance de voir le palais illuminé, le spectacle est encore plus féérique. La ville n'a pas lésiné sur les moyens : 97 000 ampoules qui s'allument progressivement, transforment le palais et ses abords en une gigantesque dentelle de lumière. Le spectacle est offert chaque dimanche de 19h à 20h, mais si vous êtes photographe, pour disposer d'une bonne place il est prudent d'arriver tôt dans l'après-midi !






lundi 22 novembre 2010

Retour au bercail

22 novembre 2010. Retour au bercail après quatre semaines de détente et de dépaysement. L'Inde, encore une fois, et le Népal, pour la première fois, nous ont livré leurs charmes. Deux pays attachants où les gens ont un sens rare de l'accueil, de l'hospitalité et de la tolérance. Nous avons fait des rencontres inoubliables, vu des paysages de rêve, et bien sûr, nous avons largement profité de nos enfants et petits-enfants qui sont encore là-bas pour quelque temps.
Nos carnets de voyages sont pleins d'anecdotes et de clichés où se mêlent l'exotique et l'insolite. Nous avons trouvé, dans certaines villes et villages, des conditions de vie qui nous aident à prendre du recul et à relativiser bien des situations vécues comme « difficiles » dans notre quotidien d'Occidentaux. On rentre toujours un peu transformés de ce genre de voyages ...

Pour illustrer ce billet, voici un bouquet de visages d'enfants d'Inde et du Népal :


dimanche 21 novembre 2010

Inde 2010 - Repas chez l'habitant

17-11-2010 – Biryani au menu. Lors de notre récent séjour en Inde, un ami indien nous a invités à manger chez lui à l’occasion de l’Aïd. En Hindi, cette fête du calendrier religieux musulman s’appelle Bakri-id. C’est une journée de partage et de réconciliation qui commémore le jour où Ibrahim a voulu sacrifier son fils Ismaël en signe d'obéissance à Dieu, ce dernier envoyant au dernier moment un mouton en offrande pour remplacer l'enfant. A l'occasion de l'Aïd, les familles musulmanes sacrifient un mouton dont une bonne partie est distribuée à la famille et aux plus démunis.


Notre ami, Ameen, habite une petite maison dans un faubourg pauvre de Bangalore, qu’il occupe avec sa femme, ses deux enfants et ses parents. Cette invitation fut pour nous un excellent moment, tant humain que culinaire. Au menu : biryani au mouton, poisson frit et douceurs indiennes à base de carotte, à déguster sans modération.
Pour l’occasion nos hôtes avaient mis les petits plats dans les grands : table de fortune dressée dans la pièce principale (exceptionnel !) et nous avons même mangé avec des couverts !!
Encore une fois, nous avons apprécié l’hospitalité et la simplicité chaleureuse de l’Inde profonde et authentique. Merci Ameen.


vendredi 13 août 2010

Attention, poids lourds !



Parler des embarras de la circulation lorsqu'on évoque la vie trépidante dans les grandes villes de l'Inde est un doux euphémisme !
Prise d'assaut par les vélos surchargés, les rickshaws pétaradants, les charrettes bringuebalantes, les motos et les scooters de plus en plus nombreux, les automobiles et les camions, la rue est un enfer. Ah, j'allais oublier les vaches qui se promènent sans complexes au milieu de tout ça, dans une indifférence bovine et avec la bénédiction de tout un peuple. Un enfer de poussière, de bruit, et d'entorses permanentes au code de la route, mais un enfer sympathique. Pour vous en donner une idée, je vous invite à regarder 34 secondes de vidéo, ici !

La rue est un spectacle permanent, qui peut se transformer en véritable numéro de cirque lorsqu'un éléphant entre dans la danse et fait son show. Il n'est pas rare d'en croiser en pleine ville, surtout dans les provinces du nord.


Lorsque c'est le cas, le visiteur étranger s'attend à quelques dégâts, chocs inévitables, froissements de tôles, vélos renversés ou autres petites choses de ce genre. Eh bien non ! Le pachiderme est un animal délicat, qui obéit à son cornac au doigt et à l'oeil et qui s'ouvre le passage en douceur, avec une lenteur majestueuse, sous le regard amusé des autochtones et l'oeil médusé des étrangers.


... Juste un de ces petits détails de la vie quotidienne qui font de l'Inde un pays fascinant ...

samedi 10 juillet 2010

L'album aux souvenirs : le Taj Mahal


En Inde, palais et forteresses ne manquent pas, rappelant les heures fastueuses du temps des Maharadjas (faste, hélas, pas pour tout le monde ...).
Nombre de ces palais sont devenus des palaces pour touristes fortunés, mais la plupart tombent en décrépitude, faute de moyens pour leur entretien. D'autres encore sont ouverts aux visites et témoignent de la splendeur architecturale d'une époque où l'on ne se refusait rien.
Parmi eux, le Taj Mahal, à Agra, dans la province du Rajasthan...On n'y échappe pas ... Inévitable ! Incontournable ! Vu et revu ! ... mais quelle merveille !
Un chef-d'œuvre de symétrie et de proportions, tout en marbre blanc et en pierres rares ciselées à la main, un mausolée offert, au XVIIe siècle, par l'empereur Shah Jahan à son épouse Mumtaz Mahal, morte en lui donnant son quatorzième enfant ...


Lorsque, le 11 octobre 2009 nous avons pénétré dans l'enceinte du palais, nous sommes restés sans voix. Instant magique ! Dans une oasis de calme et de sérénité, le Taj Mahal offrait ses façades et ses coupoles blanches aux premiers rayons du soleil. Nous avions pris la précaution de nous lever tôt pour éviter la grande foule et nous préserver des grosses chaleurs de la journée. Mais nous n'étions pas les seuls ... Symbole du pouvoir moghol en Inde, ce jardin-mausolée attire par milliers les visiteurs du monde entier, mais la majesté des lieux impose le respect et c'est quasiment dans un silence de cathédrale que s'effectue la visite. Assurément un des plus beaux monuments au monde !

vendredi 25 juin 2010

Udaïpur, le lac Pichola


Les Indiens disent volontiers de lui que c'est le lac le plus romantique du monde. Peut-être... mais lorsqu'il a de l'eau, ce qui n'est pas le cas en ce moment. Eh oui, à l'heure où je publie ces lignes, le lac Pichola, le plus important des trois lacs qui baignent la ville d'Udaïpur, dans le Rajasthan (Inde du nord), est à sec (voir ici ce que cela donnait en 2005) !
Ce n'est pas la première fois que cela arrive mais à chaque fois c'est une énorme surprise de voir le lac privé de son élément essentiel. Autant les pleines eaux magnifient la ville et ses palais construits sur les rives et au beau milieu de l'eau, autant le spectacle offert par la sécheresse est une grande désolation. Le terrain est une immense cuvette vide livrée aux jeux des enfants et aux vaches en quête d'une herbe rare. Au chômage technique, les bateliers attendent des jours meilleurs et regardent les touristes les plus courageux tenter de se rendre à pied au Lake Palace.Nous avons eu la chance, en octobre 2009, de faire la traversée sur un de ces bateaux qui assurent les navettes vers les différents palais. De jour comme de nuit, le spectacle est grandiose, que ce soit dans les images du somptueux Lake Palace, tout en marbre blanc, qui semble flotter sur l'eau, ou dans celles des lavandières laborieuses et des enfants qui se baignent en chahutant dans les reflets dorés du City Palace.

mercredi 16 juin 2010

Les Sâdhus, des hommes sages

En Inde, il arrive souvent de croiser des personnages hauts en couleurs, le regard empreint de bonté et d'humilité. Ils arpentent les rues, seuls le plus souvent, un bâton de pèlerin à la main, ou bien sont assis dans un coin d'ombre, plongés dans l'immobilité et l'absence apparente, en méditation permanente. On les appelle des Sâdhus.

"Le mot sanskrit sadhu, qui signifie « saint », « excellent », et qui dérive peut-être de siddha, « celui qui détient un siddhi (pouvoir miraculeux) », sert à désigner les hindous qui font vœu de renoncer à la société. La classe des sadhus comprend des saints authentiques appartenant à différentes croyances, mais aussi des hommes (occasionnellement des femmes) qui ont abandonné leur famille pour se consacrer exclusivement à une discipline spirituelle et corporelle, des ermites, et même des magiciens et des diseurs de bonne aventure dont l'intention religieuse est parfois douteuse" (Encyclopédie Universalis).

Au-delà de ce qu'en disent les ouvrages spécialisés, les sâdhus apparaissent aux yeux des visiteurs étrangers comme des êtres mystérieux et fascinants, porteurs d'une certaine spiritualité, faite de renoncement et de sagesse.

Pour en savoir plus, on peut se reporter ici et

dimanche 13 juin 2010

Couleurs indiennes

En ce moment, je suis dans une période de tri de photos de voyages. Entre la Tunisie et l'Inde (fin 2009), et la Thaïlande (mars 2010), j'ai de quoi m'occuper ! Si ce travail est parfois fastidieux, il procure néanmoins un certain plaisir, celui du souvenir et du dépaysement.
Sur l'écran, les planches de vignettes qui s'offrent à nos yeux sont en outre assez révélatrices des régions du globe visitées.L'Inde par exemple, est une immense palette de couleurs chaudes et chatoyantes : commerces aux étalages bigarrés, marchés aux fleurs, façades des maisons, ou tout simplement femmes dans la rue, drapées dans leurs longs voiles aux couleurs soyeuses et transparentes... Et d'ailleurs, au calendrier des nombreuses fêtes annuelles, Holi, la fête des couleurs, tient une place de choix. Pour célébrer l'équinoxe de printemps, les participants se déchaînent en s'aspergeant de couleurs. Une fête qui ne manque pas de pi(g)ments !!!
A voir aussi, deux diaporamas sonorisés sur notre voyage en Inde : "Couleurs et attitudes" et "De palais en forteresses" ICI