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dimanche 4 mars 2012

Balades en Cotentin

Barfleur

Auréolé du label des plus beaux villages de France, Barfleur est un charmant petit port de pêche du Nord-est Cotentin, certainement l'un des plus pittoresques de la Manche.


Il fait bon flâner sur les quais, surtout à l'heure du retour des pêcheurs, lorsque les chalutiers accostent, suivis d'une nuée de mouettes affamées.


Les amateurs de poissons et crustacés sont toujours fidèles au rendez-vous et les gourmets de passage n'oublient jamais la petite dégustation de la fameuse « Blonde de Barfleur », une moule sauvage réputée pour la finesse de sa chair.


Personnellement, c'est à marée basse que je préfère le port. Le spectacle des bateaux couchés sur le flanc dans la lumière du soir est une inépuisable source d'inspiration pour le peintre et le photographe.

samedi 14 mai 2011

Paris : du côté de la Rue Mouffetard

Nous venons de passer quelques jours en Ile-de-france. Comme d'habitude, nous en avons profité pour nous balader dans Paris, à la découverte de ces petits quartiers pittoresques qui font le charme de la Capitale.
Cette fois-ci, par des températures estivales, nous avons trainé nos guêtres dans le coin de la Rue Mouffetard, dans le 5e arrondissement. A cette période de l'année, Paris n'est pas encore véritablement pris d'assaut par les touristes et les balades au long des rues sont encore synonymes de détente et de flânerie. Ce quartier a quelque chose de particulier, on a l'impression que le temps s'y est arrêté et sonne comme un appel à la nonchalance. La place de la Contre-Escarpe est un havre de paix. Autour de l'église Saint-Jacques, quelques mots gravés dans le marbre rappellent ici et là le sacrifice de Résistants héroïques dans le Paris occupé. Les bistrots, les petits restaurants et les vitrines au charme désuet projettent dans la rue Mouffetard des images de vacances tranquilles. Plus bas, le soleil aidant, le marché aux fruits et légumes de la place Saint-Médard prend des accents méditerranéens. Bref, c'est le Paris que j'aime, le Paris qui sait prendre son temps, celui des violoneux et des artistes en quête d'inspiration... et, pour le photographe, c'est le Paris éternel, celui où, à chaque coin de rue, on s'attend à voir surgir Doisneau et son boitier magique...



mardi 5 avril 2011

Balade en Cotentin : l'abbatiale de Cerisy-la-Forêt

Il est des rencontres qui ne laissent pas indifférent. Celle que le voyageur amateur d'architecture médiévale peut faire avec l'abbatiale Saint Vigor de Cerisy en est une. Les spécialistes conseillent de découvrir Saint Vigor en venant de l'est. On l'aperçoit dans le bocage en sortant de la forêt de Balleroy, avant d'arriver au petit bourg qui s'est construit à proximité, quelque peu surpris de trouver en pleine campagne un si bel édifice.

Une des particularités de l'abbatiale est le lien intime qui l'unit à la forêt toute proche. C'est à elle que ce chef-d'oeuvre de l'art roman doit ses charpentes et surtout la splendeur de ses quarante stalles réalisées vers 1400.
L'autre particularité résulte de l'unité de la construction. Malgré les graves mutilations subies au cours des âges, elle n'a guère été remaniée. Fondée au XIe siècle par Robert le Magnifique, père de Guillaume le Conquérant, toute sa structure est romane, à quelques détails près.

La façade gothique à trois portails, plaquée devant l'église à l'époque de Saint Louis, a été démolie au début du XIXe siècle, ainsi qu'une partie importante de la nef. Il subsiste aujourd'hui quelques éléments gothiques, totalement indépendants de l'église, qui abritent un musée dans leur partie basse, et une petite chapelle qui date du XIIIe siècle, espace privé des abbés de l'époque.

Pour cette sortie découverte, faite en compagnie des membres du club photo de Saint-Lô, la météo nous a gratifiés d'un temps splendide, j'oserai dire presque trop beau. J'aurais aimé quelques nuages dans le ciel pour donner plus de relief à nos clichés. Mais nous ne ferons pas la fine bouche... Nous y retournerons, c'est promis. L'endroit vaut bien une seconde visite. Lorsque la rencontre entre l'homme et la nature est à ce point harmonieuse, la virtuosité des bâtisseurs transcende le paysage et lui donne des lettres de noblesse...

Pour voir plus de photos de l'abbatiale de Cerisy-la-Forêt : ICI




jeudi 24 mars 2011

Balade en Cotentin : Portbail, une porte sur les îles

Située sur la Côte des Isles, le petit bourg de Portbail fait face aux îles anglo-normandes. 22 kilomètres seulement le séparent de Jersey, la plus importante de ces îles.

Avec son célèbre pont aux 13 arches qui enjambent le havre, ses épaves gisant sur les sables blancs et son église fortifiée en toile de fond, Portbail s'est forgé une image de carte postale et est devenue un des lieux de promenade les plus prisés de la côte ouest du Cotentin.


En période estivale, parasols et draps de bain fleurissent nombreux sur les immenses plages, sans souci de gêner le voisin. Mais c'est en automne et en hiver, le calme revenu, qu'il est bon de s'y promener, de parcourir les mielles, de faire le tour du havre façonné par les marées, de longer les langues de mer qui s'enfoncent dans les terres, et, pour les plus courageux, de pousser jusqu'à Lindberg-Plage ou Denneville. La promenade y est paisible et vivifiante, la marche plutôt facile car la côte se profile tout en douceur. Rien de comparable avec les paysages torturés qui attendent le randonneur quelques kilomètres plus au nord, vers la Hague.


Outre l'église Notre-Dame, avec sa nef en bois du XVe siècle et sa tour fortifiée, Portbail a conservé de la période médiévale quelques manoirs et châteaux ; et, en 1956, fut découvert lors d'un chantier de construction d'une école, un baptistère de forme hexagonale daté du VIe siècle, le seul du genre découvert au nord de la Loire.